avril 15, 2022
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L’Activity-Based Working, ou ABW (en français le ‘travail basé sur l’activité ‘), revient à laisser le choix aux employés de décider de l’environnement dans lequel ils souhaitent travailler en fonction de leur activité ou projet à un instant-T. Mais demander aux employés d'abandonner leur bureau attitré afin d'adopter ce nouveau mode de travail peut représenter un challenge. CBRE a compilé les cinq mythes les plus courants au sujet de l’ABW et comment y remédier.

Mythe #1

Nous pouvons mettre en place l’ABW sans modifier l'environnement physique.

Realité: Le desk sharing (partage des bureaux) comme stratégie d'occupation peut être mis en œuvre sans avoir à modifier l’aménagement, c’est d’ailleurs ainsi que « l’hoteling » a été créé (méthode dans laquelle les employés réservent un espace de travail avant de venir au bureau via un système de réservation des places). Un occupant peut utiliser un ensemble existant de postes de travail et/ou de bureaux et les baptiser espaces " hôtels ", mais cela ne donnera pas les meilleurs résultats. Pour passer de « l’hoteling » à un véritable modèle « activity-based working », vous devrez probablement reconsidérer la répartition des espaces. L’ABW fonctionne mieux dans un écosystème de travail équilibré, avec un mélange harmonieux d'espaces ouverts et fermés, d'espaces pour la collaboration, la concentration et la communauté. Si votre environnement de bureau ne répond pas à l'une de ces catégories, vous constaterez une concurrence plus forte pour des espaces attractifs et une diminution de la fréquentation du bureau.



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Mythe #2

Faire le choix de l’ABW signifie que nous devons convertir nos bureaux en "open space", et que nous allons perdre tous nos espaces fermés.

Realité: L'objectif de l'ABW est de fournir de la diversité et le choix aux employés d’adopter une mobilité externe (déplacement entre des lieux de travail externes différents et le bureau) mais aussi une mobilité interne (déplacement entre différents types d'espaces au sein du bureau). Ainsi, passer à un open space entièrement ouvert serait contre-productif. Cependant, il n'y a pas de formule magique pour déterminer la quantité d'espace ouvert ou fermé dont vous avez besoin - les ratios varient d'un secteur à l'autre, et d'un client à l'autre. Par exemple, les cabinets d'avocats peuvent appliquer la méthode ABW avec un ratio de 80 % de bureaux fermés pour 20 % de postes de travail ouverts pour plus de discrétion, tandis qu'une société spécialisée dans la technologie peut avoir besoin de 5 % de bureaux fermés pour 95 % de postes de travail ouverts. Dans tous les cas, il est recommandé de compléter les espaces traditionnels par des zones de concentration alternatives (cabines téléphoniques, salles de concentration, bibliothèques) et des espaces de collaboration fermés afin de réduire le bruit et de diversifier les espaces. Les occupants les plus avertis chercheront à comprendre comment leurs employés travaillent et à adapter leur mode de travail aux types d'espaces proposés, afin que chaque employé puisse choisir l'espace approprié pour la tâche qui lui convient tout au long de la journée.



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Mythe #3

Les employés ne seront pas en mesure de trouver leurs collègues s'ils ont besoin de poser une question ou de collaborer.

Realité: La préoccupation de ne pas réussir à localiser des personnes dans un bureau où les postes de travail ne sont pas attribués peut facilement être résolue grâce à la mise en place de zones, chacune affectée à un département ou une fonction. Par exemple, la zone A pourrait être attribuée à l’équipe commerciale, où aucun consultant n'a de poste attitré mais chacun sait que cet espace est leur zone et que c'est ici qu'ils travailleront quand ils viendront au bureau. Ils savent également que la zone B est affectée au département financier et que, s'ils ont une question, ils savent où trouver quelqu'un pour les aider. Par ailleurs, ne sous-estimez pas l'efficacité de bonnes habitudes de communication. Il est simple et pratique d'envoyer un message "où travaillez-vous aujourd'hui ?" ou de se coordonner avec son équipe avant d'arriver au bureau.



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Mythe #4

Nous n'aurons pas assez de postes si tous les employés veulent venir au bureau le même jour.

Realité: Dans le monde pre-COVID-19, la plupart des entreprises n’avaient jamais un taux d’occupation de leurs bureaux de 100%. Il était généralement de 70 %, si l'on tient compte des congés maladie, des vacances, des voyages d'affaires et du télétravail. Et même les entreprises avec une forte culture du présentiel avaient un taux d'occupation moyen de 85 %1. Avec le télétravail devenant de plus en plus populaire, CBRE s'attend à ce que le taux d'occupation aux heures les plus actives diminue. Une stratégie d'ABW bien construite comprendra une réserve de postes pour tenir compte de la croissance, des pics saisonniers (par exemple, les stagiaires et les audits) et des flux et reflux qu'engendrent les tâches quotidiennes. Cependant, l'ABW nécessite également de recadrer ce qui constitue un poste de travail. Bien qu'il puisse y avoir moins de places traditionnelles (c'est-à-dire des bureaux et stations de travail) que de personnes pour créer un ratio de partage de bureaux, il y aura également des places dans des zones de concentration alternatives, des zones de collaboration et de commodité. Le nombre exact de postes de travail de chaque type dont une entreprise aura besoin pour répondre au trafic quotidien dépendra du mode de travail de ses employés. D'une manière générale, plus les employés sont censés collaborer au bureau, moins il faut prévoir de postes traditionnels.




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Mythe #5

Les employés propageront plus de microbes et notre entreprise connaîtra une augmentation des congés maladie.

Realité: Suite à la pandémie, les microbes ont été, à juste titre, une des principales préoccupations des employés à leur retour au bureau, et il est important de reconnaître que l'ABW ne constitue peut-être pas une stratégie à court terme adaptée étant donné les circonstances exceptionnelles actuelles. Les occupants doivent continuer à examiner les données pour chaque emplacement géographique de leur portefeuille et prendre des décisions en fonction de facteurs locaux tels que le taux de transmission, le taux de vaccination et la disponibilité des traitements. Cependant, pour ce qui est des stratégies à plus long terme, il existe des moyens d'atténuer la propagation des microbes dans un environnement ABW et d'aider les employés à sentir que leur santé et leur sécurité sont une priorité. Tout d'abord, l'amélioration de la ventilation et de la qualité de l'air est un facteur essentiel pour prévenir la propagation des maladies2. Cela peut passer par l'installation de filtres plus performants, l'augmentation du taux de renouvellement de l'air par heure et l'amélioration des programmes d'entretien. De plus, les espaces à forte densité d'occupation présentent des risques plus élevés de propagation de microbes3. Réduisez la densité en prévoyant des couloirs de circulation plus larges et un espace suffisant entre les postes de travail ouverts. Enfin, les mesures mentionnées ci-dessus, associées à des protocoles de nettoyage et de désinfection améliorés4, des équipements technologiques sans contact et des recommandations en matière de bonnes pratiques d'hygiène5 peuvent réduire considérablement le risque de contamination lors du partage des bureaux.



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 CBRE Workplace Pre-COVID Badge Data Database, n=61
“Risk of sick leave associated with outdoor air supply rate, humidification, and occupant complaints”, D K Milton, P M Glencross, M D Walters, National Library of Medicine.
“Germs, ventilation, occupancy density and exposure duration: A thirteen setting pathogen inhalation comparison”, D.S. Walkinshaw, ResearchGate.
“Impact of a hygiene intervention on virus spread in an office building”, Elkana K. Kurgat, Jonathan D. Sexton, Fernanda Garavito, Adriana Reynolds, R. David Contreras, Charles P. Gerba, Rachel A. Leslie, Sarah L. Edmonds-Wilson, Kelly A. Reynolds, ScienceDirect.
“Show Me the Science - Why Wash Your Hands?”, Centers for Disease Control and Prevention.

Besoin de conseil sur l'aménagement de votre espace de bureaux? Nous vous assistons avec plaisir!

Au sujet de CBRE Luxembourg

CBRE Luxembourg fait partie de CBRE Group, Inc., la plus grande entreprise d'investissement et de services immobiliers commerciaux au monde, avec des revenus pour l’année 2020 totalisant $23,8 milliards et plus de 105 000 employés dans le monde (à l'exclusion des sociétés affiliées).

Depuis 2008, CBRE est inclue dans le Fortune 500, et a été classée 122ème en 2021. CBRE a également été plébiscitée, durant 20 années consécutives, comme meilleure marque au sein de son industrie par Lipsey Company et a été désignée comme une des « Entreprises les plus admirées » du secteur immobilier par Fortune durant 9 années consécutives, et notamment en première place du secteur immobilier en 2021, et ce pour la troisième année consécutive.

Ses actions sont échangées sur le New York Stock Exchange sous le symbole « CBRE ».


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